Le collier d'esclavage vanille : il y a rien de plus D/s que le monde vanille.

 


"De s'y mettre en ménage, ce n'est qu'un trépas certain....penser à son ouvrage.

Adieu plaisirs, adieu beau temps, je suis dans l'esclavage"

Texte d'une chanson de mariage du Poitou.


La bague n'a pas toujours été le symbole du mariage.

Les colliers d'esclavage (ou « colliers en esclavage ») sont des bijoux traditionnels français datant du XVIIIe et surtout du XIXe siècle. Malgré leur nom troublant, ils n'ont aucun lien direct avec l'esclavage colonial, mais tirent leur appellation de leur design abondant en chaînes, qui évoquait métaphoriquement les chaînes d'un prisonnier ou d'un esclave.

Histoire et signification

Ce type de collier apparaît à la cour de France sous Louis XV (milieu du XVIIIe siècle), où il devient à la mode comme un ornement luxueux. Il se popularise ensuite dans les régions rurales françaises, particulièrement en Normandie, Bresse (Bourgogne), Poitou, Auvergne et Savoie.

Il s'agit souvent d'un bijou de fiançailles ou de mariage : le futur époux l'offrait à sa promise comme symbole d'engagement amoureux. L'expression populaire disait que l'homme « enchaînait » ou « ferrait » sa future épouse avec ce collier, qu'elle portait toute sa vie. C'est donc un gage d'amour éternel, où les chaînes représentent les liens du mariage (parfois trois chaînes pour le passé, le présent et le futur, ou quatre pour l'éternité).


Rappel historique de la condition de la femme mariée

à l’époque des colliers d’esclavage (XVIIIe et surtout XIXe siècle), la condition juridique et sociale de la femme mariée en France était effectivement marquée par une forte subordination à son mari, au point qu’on peut dire qu’elle lui « appartenait » dans une large mesure, même si ce n’était pas une propriété au sens littéral (comme un bien ou un esclave).

Dans la bible

  • Éphésiens 5:22-24 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église. »
  • 1 Corinthiens 11:3 : « Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »
  • Colossiens 3:18 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. »
  • Le Code civil de 1804

    • L’article 213 stipulait : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari. »
    • L’article 1124 assimilait les femmes mariées aux mineurs et aux « interdits » (personnes privées de droits juridiques).
    • La femme mariée était incapable juridiquement : elle ne pouvait pas travailler, ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, gérer ses biens ou même toucher son salaire sans l’accord de son mari. Elle devait habiter là où il décidait et le suivre partout.
    Le BDSM n'invente rien les rapports de domination ont toujours existé et leurs symboles aussi.



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