Un concept central dans le BDSM car sans lui il n'y aurait pas d'échange de pouvoir et c'est aussi l'une des questions les plus anciennes et débattues de la philosophie, qui engage aussi bien la métaphysique que l'éthique (notamment la question de la responsabilité morale).
Du latin liberum arbitrium, contraction de « libre arbitre de la volonté », de « pouvoir d'agir à sa guise ».Le libre arbitre, c'est la capacité qu'aurait un individu de faire des choix et de prendre des décisions de manière autonome, sans être entièrement déterminé par des causes extérieures ou antérieures donc qu'il échappe aux déterminismes. Ce concept fut crée par Saint Augustin ( né en 354, mort 430 ) pour dire que l’homme est seul responsable du péché et qu’il n’y a pas de cause du mal en Dieu. Le libre arbitre est donc avant tout un concept théologique.
Le grands courant philosophiques autour du libre arbitre :
Le cartésianisme
Descartes considère cette faculté comme une marque de dignité humaine : la volonté est, selon lui, infiniment libre et indépendante. Nous sommes capables de suspendre notre jugement, de différer une décision, de résister à nos inclinations : c’est ce qui fait de nous des sujets moraux.
Le déterminisme
Le déterminisme est une théorie philosophique selon laquelle chaque événement, en vertu du principe de causalité, est complètement déterminé par les événements passés conformément aux lois de la nature.
Il existe plusieurs déterminisme :
Il y a un déterminisme biologique, Dans les années 1980, le neurologue Benjamin Libet a mené des expériences montrant que l’activité cérébrale précédant une décision (le « potentiel prêt à agir ») se manifeste avant que le sujet n’ait conscience d’avoir pris sa décision. Cette découverte semble indiquer que ce que nous appelons « décision volontaire » est préparé inconsciemment dans le cerveau, ce qui fragilise l’idée d’un libre arbitre pleinement conscient.
Il y a un déterminisme social qui joue un rôle tout aussi structurant. Notre classe sociale, notre niveau d’éducation, notre genre ou notre culture façonnent en profondeur nos goûts, nos attitudes, nos aspirations. Le sociologue Pierre Bourdieu parle d’habitus : un ensemble de dispositions durables, acquises par la socialisation, qui orientent nos manières de penser et d’agir, souvent à notre insu.
Je vais approfondir car s'est celui que je connais le mieux de part mon cursus scolaire.
Ainsi chaque classe sociale a une consommation propre et des loisirs propres, les classes populaires consomment plus de bières par "tradition" et parce que s'est ce que leur permet leur pouvoir d'achat. Alors classes supérieures consomment elle des grands crus car leur pouvoir d'achat le leur permet que c'est une tradition chez eux et aussi car cela leur permet de se distinguer des autres classes.
Le déterminisme social va aussi déterminer avec qui vous vous mariez ainsi si vous vous n'avez jamais vu un ouvrier se marier avec une princesse, ce n'est pas pour rien cela s'appelle l'homogamie sociale les gens choisissent majoritairement un conjoint dans leur classe social ou une classe social proche car ils partagent les mêmes goûts, valeurs, etc...
A cela il faut ajouter l'influence des médias, je vous conseille d'aller voir la vidéo si dessus qui nous concerne en tant que pratiquant, avant je vous pose une question avons nous choisi librement sans influence, sans causes antérieures de nous lancez dans le BDSM ?
Le compatibilisme est une théorie philosophique selon laquelle le déterminisme et le libre arbitre sont compatibles. Elle s'oppose à l'incompatibilisme, qui affirme que libre arbitre et déterminisme ne peuvent coexister.
Le libre arbitre, entendu comme autonomie absolue, est difficilement défendable face aux déterminismes biologiques et sociaux. Nos décisions sont influencées par des causes naturelles et sociales qui limitent notre pouvoir de choix. Pourtant, cela ne signifie pas que toute liberté est illusoire.
Dans le BDSM quand une personne soumise ou esclave "abandonne" partiellement ou en "totalité" son "libre arbitre" en fait elle le délègue à une personne qui comme on l'a vu dans le déterminisme social partage les mêmes gouts et valeurs qu'elle et qui de surcroit la connait bien et qui veut son bien.
Il serait donc plus juste parler de délégation des choix plutôt que d'abandon partiel ou total du libre arbitre.
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