Et si le sadisme n'était pas le complément du masochisme
Et si le sadisme n'était pas le complément du masochisme, s'est l'hypothèse de Deleuze, il n'est pas le seul à avoir formulé cette hypothèse. il y a consacré un livre "Présentation de Sacher Masoch, le froid, le cruel".
Pourquoi le sadisme ne serait pas le complément du masochisme ?
Deleuze à basé ses réflexions uniquement sur les œuvres littéraires de Sade et de Masoch, sadisme et masochisme ne partagent pas la même logique, le même langage.
le libertin qu'est le Marquis argumente, institue, démontre. Il s'agit d'une négation active et infinie de la loi morale au nom d'un principe supérieur (la Nature comme puissance de destruction).
Le masochiste repose sur un tout autre régime : le contrat, la persuasion, l'attente et la suspension. Le héros masochiste négocie, met en scène un rituel, gèle le désir dans une temporalité de l'attente.
Il en va de la survie du masochiste, d'avoir un contrat de convaincre et de former son bourreau, pour Deleuze ce bourreau n'est pas un sadique mais une personne "masochisante", une projection de l'imaginaire du masochiste.
Un sadique comme le Marquis n'aurait pas d'appétence pour un masochiste, ce qu'il l'attire s'est d'outrepasser le consentement de sa victime d'être dans la transgression, un contrat n'est pas une transgression s'est un ensemble de règles à suivre.
Ainsi Deleuze sur le sadisme se rapproche de la vision du sadisme de la psychiatrie tel que Kraft-Ebing le conçoit. Il n'est pas le seul à penser que le couple sadomasochiste n'a jamais été un couple, Serge André dit que le sadique n'en est pas un s'est un roublard, un acteur.

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